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27/08/2008

Tel Épris Qui Croyait Prendre

Je Pince, Donc Je Te Suis !

Je bringuebale, j'tangue, j'vais de guingois, c'est clair, j'suis plus d'équerre.
Les rues, les artères, j'te les prends, sévères, perpendiculaires.

Non mais t'entends ça ?
Écoute donc :
J'ai le palpitant qui ballotte, les valseuses qui cahotent et regarde mes paluches, les pauvrettes comme elles tremblotent !
Du traczire, c'est le son.
Et ça m'fout les j'tons.
Moi qu'avais juré, craché que non, ah ça non, de l'amour je n'serais plus le nom.
Ben v'là que ça me reprend.
Sur la comète, à nouveau j'fais des plans.
Je rêve de tire-fesses et de funiculaire.
De ma carré, m'extirper, les anges tutoyer, la vie contempler.

Moi qu'avais baissé le rideau, j'y grimpe à nouveau.

Moi qui m'croyais brisé, disloqué, qui m'voyais étanche, me revoilà fulgurant et fringant, tel un Adam prêt à déplacer des montagnes pour que son Eve reste.
Faut croire qu'à trop s'voir couler à pic, elles vous rattrapent puis vous happent, les cimes.

J'étais sonné, me voici sommé.
De me rendre.

Tel épris qui croyait prendre.



podcast


21:52 Écrit par Josey Wales dans L'Epris | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : benedicte desforges, épris, renaissance, pic, amour, éternité, heaven |

Commentaires

Vivant, quoi! Comme j'te disais une de ces fois... Profites!

Écrit par : nana de noailles | 27/08/2008

Vivant !
Voilà ... C'est l'mot que je cherchais, mais comme je ne le trouvais pas, fatalement, ça donne ce billet sans que ce mot-clé y soit présent ;-)

Je vais suivre ton bon conseil, je vais profiter .....

Écrit par : Josey Wales | 28/08/2008

Si la Vie te commande de respirer,
As-tu besoin de conseil ?
Pour aimer et te laisser aimer ?

Écrit par : Avast | 28/08/2008

je ne sais pas si tu as les valseuses qui cahotent, j'adore l'image, mais en tout cas tu le racontes bien. Allez c'est bien de lâcher prise de temps en temps.
Signée la fille de charité qui se fout un peu de l'hopital

Écrit par : mrsclooney | 28/08/2008

Ps: non l'inverse; la fille de l'hopital qui se fout un peu de la charité. Excuse, le grand âge que veux-tu....

Écrit par : mrsclooney | 28/08/2008

Tu n’es carrément plus d’équerre ?
La tangente avec moi, si ça te dis,
j'vois d’ici une asymptote vers l’infini.
Et j'rêve d'exponentielles avec toi.
Tu viens ?
Équation à deux inconnues résolue.
Variable = TGV
3 1/2 4
Viens !

À ce soir...

Écrit par : bénédicte | 29/08/2008

Le bonheur, c'est contagieux.
Je reçois des appels plein de sourires, merci.

Écrit par : Dom | 29/08/2008

Le besoin d'amour n'est pas l'amour.
Attacher trop d'importance à l'amour peut lui enlever toute sa valeur...

Écrit par : cucupidon | 31/08/2008

Il y a des blessures, cucupidon, qui ne se refermeront jamais.
Des "histoires merveilleuses" auxquelles on a cru comme jamais et qui nous ont tuées, ôtées, allez savoir quoi, quelque chose d'essentiel, c'est à hurler et pourtant, on n'en veut à personne.
Tout ce que l'on sait cependant, ressens, c'est que c'est douleur, que ça fait mal, atrocement, qu'on est seul, que c'est insupportable.

Alors qu'en faire ?

Attendre que la vie s'en aille, doucement, violemment, s'autodétruire sans plus d'explications, sans même un mot, un tendre, de réconfort ?
Geindre jusqu''à la fin, sombrer et se voir sombrer ?
Ou y croire encore, penser (à tort ou à raison) que c'est un besoin, peut-être, peut-être pas finalement, en espérant que ce ne le sera pas demain, tout à l'heure.
Que le désir revient.

Préféreriez-vous que j'accorde trop d'importance à la Mort pour lui enlever toute sa valeur ?
Ou que je croie encore à l'Amour, aux "merveilleuses histoires" ?

Écrit par : Josey Wales | 31/08/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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