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06/01/2009

Nonobstant Le Fait Que La Police M’a Mis Le Grappin Dessus …

Nonobstant, disais-je, le fait que la Police m’a mis le grappin dessus, moi qui pendant des années, ah si tu savais, bordel à fion, ai rivalisé d’ingéniosité pour lui échapper, allant même jusqu’à commettre, renégat, délits de toutes les couleurs y compris de fuite, alors qu’aujourd’hui, me voilà craintif, comme apeuré à l’idée que nous prenions la fuite allant nous commettre dans des lits séparés !

Benedicte

Oui donc, nonobstant ce qui ne doit rien au hasard (qui n’existe pas) mais à rien d’autre que nous-même, de feue l’année 2008, je ne retiendrai pas la crise dite mondiale, pas plus que les promesses d’un matamore nous assurant qu’il va moraliser le capitalisme [… Rires à gorge toute déployée …] au nez et à la barbe des Madoff et autres petits Kerviel, tout comme je ne ne retiendrai pas Carla Bruni, et d’ailleurs qui souhaite la retenir celle-là, à part ledit matamore ?

Pas plus, je ne retiendrai l’élection de Barack Obama et l’angélique et bien démesuré espoir qu’elle suscita.
J’suis quand même pas aussi benêt que j’en ai l’air.
Non plus.

Encore moins les exploits proprement stupéfiants – et c’est rien de le dire - de notre body-buildé des piscines pékinoises, Alain Bernard, ni le septième titre fadasse de champion de France de football, quand bien même fut-il consécutif, de l’Olympique Lyonnais, vu que seul Olympique qui vaille est bien évidemment Marseillais.

Ne compte guère sur moi, pour retenir un seul conflit, de Gaza à l’Ossétie, à quoi bon, ils sont permanents, ils nous échappent, ils sont le pendant d’un système qui nous broie, le prix à payer pour que le soir tu puisses te vautrer dans ton Ikéa de canapé et te gausser de cette candidate qui dans ton écran de propagande ultra-libérale, celui de télévision, sèche sur une question à 12 000€ et brûle son dernier joker en appelant un ami qui va cruellement la décevoir, vu que lui non plus, il n’y connait absolument rien à ces enfoirés de Pokémons.

De cette putain d’année 2008, je ne retiendrai surtout pas cette épouvantable mascarade que fut la présumée libération d’Ingrid Betancourt, cette vierge folle qui, à peine extirpée des griffes d’une jungle hostile après six longues années de captivité, nous abreuva une heure durant sur un tarmac colombien d’un discours puant le morale et le catéchisme ; une Ingrid incroyablement pimpante, outrageusement maquillée, épilée de près, mais jamais, entends-tu, jamais on ne te dira la vérité !
Et d’ailleurs, le premier qui la dira, comme feu l’Idiot International Edern-Hallier, il sera exécuté.
Si ce n’est déjà fait.

Tu penses bien que de 2008, je ne retiendrai pas le Zénith “Chantal Goyesque” de la Marie-Ségolène Royal, et d’ailleurs, pourquoi s’obstine-t-elle, c’te dame de Melle, à encombrer un Zénith alors que la “sale défaite” lui va comme un gant ?

Je ne retiens pas non plus Lagarde, Bachelot et Morano. Elles peuvent partir. Et fissa ! Tant elles sont une atteinte grave, si ce n’est une insulte, à l’image que je me fais de la femme.
De toutes les façons, je ne retiens plus rien de la politique française. Pour quoi faire, vu qu’elle est morte ! Et la preuve, qu’elle l’est : même Besancenot passe chez la momie du dimanche, Michel Drucker, le Derrick du Talk-Show.

A la limite, j’voudrais bien retenir la Sécu, mais j’crois bien, que “a y est”, c’est fichu, elle est toute “bouillue” not’ Sécu, et qui c’est, à ton avis, qui va, encore, l’avoir dans le cul ?

Au point où nous en sommes, après tout, de 2008, j’retiendrais bien une réplique, une seule :
”Casse-toi pauvre con !”
Puisque c’est en ces termes fleuris, désormais, que l’on s’adresse à toi, citoyen de Gaule.

Mais non.

Non de 2008, hormis la Police qui m’a mis et copieusement le grappin dessus, même que vois-tu, j’suis bon pour perpète, je ne retiendrai que ce qui, à c’qu’on dit, adoucit bien des mœurs, faut-il encore ne pas se tromper.
Je veux dire de musique.
Tant je ne suis pas sûr que cet abruti de gueulard de Florent Pagny adoucisse quoi que ce soit ; m’est avis que ce serait plutôt le contraire.
Déjà, suis-je bien urbain – et ça me perdra – de classer ce crétin défiscalisé de la pampa argentine dans le rayon “musique”.
J’serais la Police, j’t’y foutrais le mec au gnouf et plus vite que ça.

Or donc, de 2008, à part la poulette, j’retiens deux zigotos, deux barjots, du genre bien attaqués (par qui ? … j’ne veux pas le savoir …) deux purs musiciens qui planent à 10 000 au carré et qui m’ont, de plaisir, siphonné le ciboulot avec un album magistral, modestement intitulé :
Oracular Spectacular”.

Ce duo – que tu connais sans doute, sinon c’est moche pour toi et ta famille – se nomme MGMT (Make Great Music Today).

Honnêtement, de 2008, il vaut mieux retenir l’insouciance de ces gars-là que toute la merdasse qui, comme de bien entendu, ne va pas manquer de nous retomber sur le paletot en 2009.

Bonne et bien belle année, les gens ; mais surtout et avant tout : "Bonne chance !"

MGTM : “The Youth”

17:56 Écrit par Josey Wales dans Actu Alitée, L'Epris, Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : benedicte desforges, adieu 2008, mgmt, oracular spectacular, the youth |

09/11/2008

Humour [Très] Noir

Le Nouvel Euthanasieur


Comme autrefois au Mali, au Rwanda, au Darfour ou en Côte-D'Ivoire, aujourd'hui, dans l'indifférence totale et sous l'oeil "impuissant" de l'ONU, en République Démocratique du Congo, des militaires sanguinaires armés par la Chine, la Russie, la France et consort ont l'extrême bonté, cette compassion admirable, d'éviter à leurs frères et soeurs de crever du Sida qui les rongent (ou de la Tuberculose, du Choléra ..) en les massacrant impunément ...

... Avec, donc, notre "amicale" complicité.


podcast


21:03 Écrit par Josey Wales dans Actu Alitée | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : rdc, rwanda, côte-d'ivoire, mali, darfour, onu, génocide |

14/10/2008

Dis -Moi Qu'T'es Pas Mort, Guillaume ...

Le premier, la première, qui dirait que v'là, Guillaume, c'était juste qu'un fils à papa, un bourgeois bohème, un j'sais pas quoi ou qu'est-ce de privilégié, cuillère en argent et tout le bataclan, vivant j't'e l'écorche !
Tout ça c'est qu'des foutaises, des menteries, des baveries de bistrots.
Ce s'rait aussi con que de dire que pour être de Gauche, mon con, faudrait crécher en HLM, pas s'envoyer plus qu'le SMIC.
Aussi crétin que de prétendre que dans les beaux quartiers, t'as qu'du parachuté qui s'rait, pile comme face, doré ; que dans les quartiers, les huppés, y'aurait que d'la vie qui s'rait facile, zéro souffrance, tout baigne, j'me la pète sévère et me moque du prolo de compète !
Si c'était aussi simple, si ça s'dansait aussi recta qu'ça la société, ben ça f'rait longtemps qu'on s'en s'rait cogné des révolutions, et des foutrement gratinées, c'est moi qui t'le dis !

C'qui s'tramait chez les Depardieu, j'en sais que dalle, et j'vais pas m'aventurer à t'échafauder des théorèmes à la p'tite semaine.
A mater par le trou du cul de la serrure.

J'sais pas pourquoi, il me revient d'un coup, comme ça, Marie, Bertrand, et j'me souviens du nombre de conneries que j'ai pu esgourder sur ces deux-là.
Y'a des fois, j'te jure, j'avais envie de les estourbir, les loqueteux !
Leur dire : 
'Mais ta gueule ! Tu sais rien ! Rien de rien ! Sinon c'que t'as lu de merde dans les canards à chiottes ! Ceusses qui te distrayent de ta vie petite et médiocre ; photos volées et gerbantes élucubrations ! Mais j'me doute bien, va, qu'ça t'donne l'impression d'exister, alors que c'est même pas vrai ; ça t'y donne l'impression de prendre ta revanche sur le destin, hein, de lire des raclures sur les fils et les filles de présumées lumières ; mais que connais-tu de leur misère ?"

Guillaume, il l'aimait bien, Marie.
L'a tourné moult fois avec.
Et quand elle est morte, il a rien dit.
Il s'est tu, lui.
Au moins.
Et j'crois bien que le Cluzet aussi.
J'suis pas sûr.
Mais j'crois bien.
Se taire, c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.

C'est pas pour ça que j'l'aimais bien, c'mec.
Guillaume.
J'l'aimais, c'est tout.

Dans ce film épouvantable, et dont pourtant j'me souviens de la plupart des scènes, "Pola X" de Leos Carax, j'trouvais qu'il crevait l'écran, par la peau, par les os, par tout son corps.
"Nous les écorchés vifs/On a des sévices !" Chantait Bertrand.
Ca lui allait pas mal, au Guillaume, même si ça n'est pas suffisant.
L'était plus complexe que ça, le lascar, ou plus simple, va savoir !
J'en sais rien.
J'm'en fous, à vrai dire
J'l'aimais, c'est tout.
Et il est mort.
Alors, il n'y a rien à dire.

Peut-être écouter ce texte qu'il écrivit pour Barbara, imaginer c'que lui en aurait fait, comment il l'aurait dit.


podcast



Peut-être revoir cette scène des Apprentis de Pierre Salvadori, et oublier d'où il vient, jusqu'à son nom, juste penser : Guillaume.





Ou alors, s'envoyer à fond les ballons jusqu'à en faire péter tes enceintes, ce titre de Trust qu'il aimait beaucoup, souvenir, relents de zonzon :
"Le Mitard".



podcast



Et après j'sais pas.
J'sais pas ...

15:19 Écrit par Josey Wales dans Actu Alitée | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : guillaume depardieu est mort |

 
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