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15/08/2008

Il Était Beau, Mon Père ..

Mon Père - 1944 

Il était beau mon père.

Il avait des yeux merveilleux, vert-de-gris, il sentait bon le sable chaud.

A
quatorze ans les Gauloises, dans sa Corrèze natale, il enfourchait son vélo, et, bouffant des kilos et des kilos de mètres, il bravait les monts et les vaux, les vents mauvais, les quolibets, et ramenait sur son porte-bagage son père à lui, ivre-mort de solitude et de vins dégueulasses.

Mon père, il a connu trois guerres, la poussière, le Tonkin, John Wayne
et Jean Gabin.

Le dimanche matin, aux aurores il se levait, s'armait d'un stylo à quatre couleurs, mais un beau, tu sais le gris métallisé, qui pèse lourd et tout, et durant des heures et des heures, dessinait des tas de tableaux - alors qu'à l'époque Excel n'existait même pas, c'est dire s'il était trop fort mon papa ! - et dans les colonnes, il inscrivait des tas de chiffres verts, rouges, bleus et noirs, pendant que dans son dos,
Jean Amadou faisait le chansonnier avec ses amis de "L'Oreille En Coin".

Ma mère, rien que pour l'embêter à mon père, elle passait devant non nez, sa barbe naissante, dans cette salle à manger où en pyjama de couleur claire sentant la nuit passée, le café, il travaillait dur de son stylo à quatre couleurs, passait l'aspirateur, la cire et le chiffon en marmonnant que ça ne servait à rien, qu'il pouvait bien y passer la vie entière, que jamais ses tableaux, ses colonnes et ses chiffres par milliers ne lui donneraient la combinaison gagnante du tiercé.
Mais rien à faire, mon père, il y croyait.
Dur comme fer.

N'empêche qu'on a bien rigolé quand un jour, il l'a gagné.
Le tiercé.
On a bien rigolé, parce que pour une fois qu'il l'avait trouvée, la combinaison - et ce fut la seule et unique fois, autant qu'il m'en souvienne - c'était l'autre.
Celle dans le désordre.

Huit cent vingt-six francs qu'il a empoché.

A l'époque, milieu des années soixante-dix, c'était une putain de sacrée belle somme.
Enfin pour nous, qu'étions pas Crésus.

Il était beau mon père.

Il avait le sourire
Damart-Thermolactyl.

Ma mère, fière comme pas possible, mais un peu triste tout de même, elle me disait que je devais bien, oh oui, avoir treize demi-frères et soeurs à travers le monde, d'Allemagne en
Indochine en passant par Oran et Tunis, tellement qu'il était beau, mon père.
Du moins, une sûre et certaine.
De soeur qu'on qualifie de demie.
Paraît qu'elle se prénomme comme Deneuve :
Catherine.
Qu'elle aurait poussé son premier cri, en hiver.
En
Alsace.

Mais ça ne sert à rien d'aller là-bas, dans la région des patelins qui se terminent en Kirschen, non ça sert à rien de remuer, d'embêter des gens qu'ont rien demandé, que c'est déjà bien assez compliquée comme ça, la Vie, qu'il faut les laisser tranquilles, ces gens-là, que c'est mieux ainsi.

Il était grave mon père, quand une fin d'après-midi de 1976, il me prit par l'épaule et me dit :

"Viens fiston, il faut que je te parle .."

Je pigeais du haut de mes 14 ans qu'il allait me parler d'homme à homme.
Enfin.

Nous nous assîmes sur mon lit de poche, entre taie d'oreiller et porte-pyjama, il prit bien fort sa respiration, planta son regard gris-souris tout au fond du mien, même que j'étais trop mort de trouille, et me dit que voilà, qu'il était bien malheureux de fumer comme ça, ses trois paquets de
Gauloises par jour, que bon Dieu de bon Dieu, ah s'il pouvait s'arrêter, ah je te jure, si je pouvais, répétait-il, mais voilà, j'peux pas, tu comprends fiston, c'est une telle saloperie le tabac, quand tu commences, c'est rapé ! 
Alors mon fils, ne suis pas mon exemple ... Ta-ta-ta-ta ! Je sais que tu fumes ! Ta mère aussi, le sait.
D'ailleurs, c'est elle qui me l'a dit.
Tu te demandes comment ta mère et moi, nous l'avons découvert ?
C'est que le tabac, mon fils, ça incruste tes vêtements, voilà pourquoi ! Ça empeste ! Au fait, elle te les a achetées tes baskets, TA mère ? Non ?
Et comment tu fais pour faire le sport, alors ?
Bon, je vais lui dire à TA mère, mais promets-moi d'arrêter ça ! 
La cigarette !
Vois comme je suis malheureux, moi, de ne pouvoir cesser.
De fumer.
On est d'accord fiston ?
Tu les veux comment tes baskets, au fait ?
Blanches ?

Ce jour-là, je compris un drôle de truc.
Un truc des grands :

"Ne fais pas ce que je fais !" c'était, le truc.

Mon père, en fait, quelque part, il voulait que dans un domaine, je sois irréprochable alors que lui, ne l'était pas.

Depuis ce jour, je ne crois plus à l'irréprochabilité des grands, et d'autant plus quand ils le claironnent, fanfarons, pantins ridicules et suffisants.

Il ne pesait pas lourd, mon père, ce début de mois de septembre.
Il pétait pas plus que 38 ou 40 kilos, lui qui l'an dernier, en affichait encore 81.

Nous étions à table, lui, ma mère, ma soeur et moi.
Y'avait des flageolets et du gigot du mouton.
Moi, je savais que c'était fini, terminé, que si je repartais là-bas, jamais plus je ne le reverrais, mon père, que les vacances prochaines, celles de Toussaint, elles étaient tellement, tellement loin, qu'il était trop fatigué, papa, pour tenir jusque là.

Alors, prenant "mon courage à demain", j'ai dit que non, je ne voulais pas y retourner dans ce Prytanée
de mes couilles, et merde à Polytechnique, les Mines et j'sais pas quoi, la Marine, que moi, je voulais rester ici, passer le baccalauréat dans mon lycée d'avant, oui, je voulais rester là, dans le petit appartement familial.

Mon père, c'est comme si je lui avais redonné d'un coup d'un seul tous les kilos qu'il avait perdus, sinon, il n'aurait pas trouvé la force de se foutre en colère, noire, de me dire qu'il n'en était pas question, nom de Dieu, que j'allais les faire mes putains de valises, et plus vite que ça, que j'allais y retourner et fissa dans ce Prytanée de malheur !

J'ai serré les poings, j'ai tenu tête, j'ai dit que non, non et non, que je restais ici, et pis c'est tout.

Alors il s'est dressé, terrible, m'a regardé bien droit dans les yeux et m'a ordonné de quitter cette table, sur le champ.

Ce que j'ai fait.

J'ai pris le couloir où qu'y'avait notre coffre à jouets tout de bois vêtu, traversé la salle à manger qui sentait bon la cire et le café, et gagné la salle de bain où comme un garçon bien élevé, je me brossai les dents.

A mi-parcours, j'entendis les pas douloureux de mon père.
Péniblement, il m'avait rejoint.
Une dernière fois, il planta doucement son beau regard gris-souris dans le mien, et dans un souffle me dit :

"On ne va pas se disputer maintenant, mon fils ! ... On ne va pas se disputer maintenant .."

Et il est parti se coucher.

Putain, mais si j'avais été un peu moins con, alors, à mon tour, je l'aurais rejoint, je l'aurais aidé à se mettre au lit, et enfin, et surtout, je lui aurais dit combien je l'aimais.

Ca se f'sait pas chez moi, de s'embrasser ou de dire ces mots-là, mais ils y étaient, noués, au fond de ma gorge, ces trois mots :

"Je t'aime."

Mais je ne l'ai pas fait.
J'lui ai pas dit.
J'ai pas osé.

Il est mort avant que je m'en revienne de cette Sarthe
 que j'exècre depuis ; il est mort dans une chambre d'hôpital, un 17 octobre de l'année 1979.

De rien.
On n'aura eu le temps de rien.

Il est parti avant que nous nous connaissions, que je m'envole puis m'écrase, puis m'envole à nouveau, et m'écrase encore.
Et toujours.
Il est parti avant que nous nous trouvions des beautés communes.
Même que nous les aurions inventées, entre deux ou trois verres de vin, une cigarette, une seule, et nos yeux ; nos yeux comme des "je t'aime" qu'on se s'rait pas dit.
Jamais.

Il était beau mon père.

Il était.



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22:47 Écrit par Josey Wales dans Confession | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : mon père, pudeur, cigarettes, cancer, revivre, mourir, se taire. |

14/08/2008

Je Ne Vous Parlerai Pas D'Elle

Vague à Lame.

Il se prénommait Patrick.
Il avait neuf ans.
Et moi, itou.

Nous étions tous deux, dans la même classe de pisseux.
Une classe CM1.
Triste école primaire de Limoges.
Présumée capitale de la Porcelaine.
Mais avant tout de l'ennuie et de la pluie.

Je voulais qu'il soit mon copain, Patrick.
Qu'on joue au foot, et dans la même équipe.
Et si possible, que ce soit nous, Patrick et moi, qui décidions de sa composition.
Bref, que nous soyons les petits caïds de la cour de récré.
Les Carlito Brigante & Tony Montana de l'école Jean Macé.

Mais il ne faisait point attention à moi, Patrick.
Il avait sa bande.
Je n'existais pas.

Alors, un matin, prenant mon courage à deux mains, je l'abordai, et lui offrai une petite balle bleue.
En mousse.
Tu sais, ce genre de balle qui rebondit à n'en plus finir.
Sinon sur la tête d'un lécheur d'instit'.
Dans le meilleur des cas.

Il était content Patrick.
Il me présenta à sa bande et j'étais fier comme trois bars-tabac.

On s'est marré comme des cons ou des baleines, et les autres, ils mouftaient pas.
Je lui parlais de Natacha, la blonde du CM2, qu'était jolie comme une poupée russe vivante.
Pis aussi de mon château-fort tout fait de cubes en bois laqué, même que je lui prêterais, chevaliers compris.
Si je t'assure que si, même que, note-le, croix de bois, croix de fer, putain si j'mens, j'vais en Enfer.
Celui des enfants que jamais leurs parents embrassent, par pudeur, ou je ne sais quoi.

Ouais, j'étais trop fier, et ça m'faisait tellement plaisir de le voir bondir tel un fada à la poursuite de l'incontrôlable balle en mousse.
Bleue.
Bleu, comme la couleur d'une robe qui s'rait plus à la mode.

Sauf que, le lendemain, à nouveau, je n'existais plus à ses yeux.
A peine un bonjour.
Même pas un regard.

Comment dire ?

J'avais neuf ans et de la merde au cul.
J'avais neuf ans, et, si l'humiliation je connaissais déjà, la colère, j'allais découvrir.
Elle montait.
Elle me bouffait.
Me rongeait.
Littéralement.

Et quand sonna la cloche, celle de la récré, c'est irréfléchi et furie, que je me ruai sur lui, et lui demandai de me rendre MA petite balle bleue.

Il refusa.

Il disait que c'était la sienne, désormais.
J'insistai.
Tremblant.
Les poings serrés.

Il me toisa, et dans notre charabia de mioches, me rappela que je la lui avais donnée, cette balle faite de mousse, et que :
"Donner, reprendre, voler !"

Alors, elle s'empara totalement de moi, la colère, à ce point, que fermement je saisissai son cou, et le plaquai, Patrick, violemment contre un mur.
Il faisait, pourtant, une tête de plus que moi.
Mais ma colère était telle qu'il ne pouvait rien faire.
Elle était si grande, cette colère, que moi-même, j'en étais effrayé.

"Mais arrête ! Tu vas le tuer !" a hurlé un moutard.
"Qu'est-ce qui s'passe ?" dit une voix calme, m'ordonnant sur le même ton, de lâcher le cou de mon camarade.

Il nous écouta sans mots dire, Monsieur Dufaut, notre instituteur de CM1.
La balle bleue, le concept du "donner, reprendre, voler !", mon sentiment, cette impression d'avoir été floué, tout y passa.
Dans le désordre et le brouhaha le plus complet.

Toujours aussi calme, il demanda à voir la balle bleue, Monsieur Dufaut.
Il la pris dans ses mains et nous regarda fixement, Patrick et moi.

Il n'y avait plus un bruit dans cette cour de récré.
Pas une mouche qui volait sous ce préau.

Monsieur Dufaut, il sortit de sa poche un Opinel.
Il l'ouvrit.
Doucement.
Toujours, nous regardant.
Puis consciencieusement,  coupa en deux, et de façon parfaite, la petite balle bleue.
Patrick, moi, et tous les autres pisseux, on l'observait, la bouche bée.

Il rangea son Opinel, donna une moitié de balle à Patrick, et l'autre à ma pomme.
Et il dit :
"Voilà. C'est fini ! .. Serrez-vous la main !"

Patrick n'est jamais devenu mon copain.
Mais je m'en foutais bien.
Je m'en foutais parce que je venais de découvrir autre chose, de plus grand, de plus essentiel.
Quelque chose que je n'ai jamais oublié, qui me guide encore ou m'égare toujours.
Ou me forge.
Ou me "désestine".

Qui fait que, je crois, pauvre de moi, que l'on peut régler, comme ça, à coup d'Opinel ou pas, un conflit, une incompréhension, une frustration, une colère.
En offrant aux belligérants la moitié parfaite, équitable, de ce qu'ils considèrent comme étant leur propriété.

Hier, tu me demandais à, ou en quoi, je croyais.
Eh bien voilà.
C'est à ça que je croie.
Ou m'accroche.


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23:36 Écrit par Josey Wales dans Confession, L'Epris | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : benedicte desforges, équité, croyance, enfance, colère, violence, limoges. |

31/07/2008

Qu'En Sera-t-il A Noël ?

- Et vous ? Êtes-vous écrivain ?
- Je suis en passe de le devenir, dit Stein. Vous comprenez ?
- Oui. Depuis toujours sans doute ?
- Oui. A quoi l'aviez-vous deviné ?
Plus aucun bruit d'aucune sorte maintenant. Elle doit avoir atteint sa chambre.
- A quoi ? redemande Stein.
- A votre acharnement à poser des questions. Pour n'arriver nulle part.

[Marguerite Duras - "Détruire, Dit-Elle" - 1969, Les Éditions De Minuit]


Ne Nuit Pas

Je vous ai appelée.
Il fallait que je vous voie.
Vous dire que je ne sais plus.
Parler.

Dans une conversation, par exemple, je me glisse.
Et puis, me tais.
Aussi sec.
Je vous dis que j'en souffre.
Beaucoup.
Ajoutant que parler, je voudrais, et puis, je renonce.
Vous confiant cela, je les retiens, mes larmes.

Vous m'écoutez.
Me demandez de quoi ai-je peur, toujours cette hantise de ne pas être à la hauteur ?

Voilà oui, de mettre à côté de la plaque, cheveu dans la soupe.
Je vous dis que je suis inadapté social et vous hochez la tête.
Négativement.

"Tu n'es pas misanthrope, tu m'as dit, tu tends à l'être .."
Sous-entendu, j'ai bien compris, que je ne peux l'être.
Ça non plus.
Je ne peux pas.


Je vous raconte mon périple, dans le désordre, leur étonnement de me voir ainsi, muet ou presque.
Que cet étonnement ne me fait pas du bien, qu'il me paralyse d'autant plus.
Verbalement.
M'emprisonne plus encore.
Pourtant, autant que je me souvienne, je n'ai jamais été très bavard.
Ou sinon, oui, un peu plus drôle.
Je veux dire qu'autour d'une table, j'étais le "sniper" de service.
Le gars qui balançait un bon mot.
A point, bleu ou particulièrement saignant.
Plus maintenant.
Il m'arrivait aussi, arroseur à rosé, de refaire le monde, joyeux, impétueux, présomptueux sans doute, de confronter des idées, des utopies, des envies.
Plus maintenant.

"Il faut que tu te bouges, elle m'a dit. Que tu te bouges ! Il faut que tu te relèves ... Il le faut !"
Tout en m'accordant que j'avais quelque chose de rare, ce qu'elle nomme une "qualité d'écoute".

Voilà, Madame, je suis un type qui écoute, mais ne pipe mot.

Vous tentez de m'aider, me mettre sur une piste, me parlez de dépendance, je crois, enfin peut-être n'était-ce pas ce mot-là, précisément, mais je me souviens - et pourtant c'était hier - vous avoir dit que moi, oui, je dépendais du désir des autres.
C'est ça ?
Vous avez hoché la tête.
Positivement.

Je suis las, vous savez.
Tellement las.
Quand je fais le bilan, et quand bien même, je la trouverais belle ma vie, riches d'émotions diverses, contraires, de rencontres, vertigineuses rencontres, longues et fidèles, au final, ce sont des petits bouts de vie ponctués par des ruptures, c'est un éternel recommencement, tout le temps, d'où ma lassitude ; un éternel recommencement et rien, rien de construit vraiment.

Je me souviens dans cette Unité Psychiatrique, j'avais un temps l'impression d'être au beau milieu de blessés de guerre.
Celle de la vie.
La guerre sociale, permanente.
Tu comprends ?


"La vie est dure, tu m'as dit, elle est dure."

Construire, me dis-je.
Pour quoi faire ?
Pour arriver où ?

Je vous fais part de mon dégoût.
De moi-même.
Oui, le dégoût, comment pourrait-il en être autrement quand on ne va pas au bout de soi-même, jamais, de ses désirs profonds, de ses ambitions.
Écrire.
J'ai tout : le sujet, le verbe, les compléments d'objet direct.

"Pourquoi vous ne le faites pas ?"
Je soupire.
Trouve la plus mauvaise des explications : l'échec !
Vous souriez et me dites :
"Pourquoi ne pas envisager l'inverse : la réussite !"
Je me tais.
"Et même, si vous n'y arrivez pas, vous le rangez dans un tiroir, et vous le reprendrez plus tard."
Je vous réponds que le problème c'est que je suis impatient, que je voudrais l'écrire vite, qu'il soit déjà écrit, depuis le temps.
Que demain, j'ai 46 ans.
Déjà.
Que c'est effrayant.

"Tu es juste, tu m'as dit. Oui, tu es juste."

Juste seul.
Mais je n'ai pas eu le courage de (te) le dire.

Tu vois, aujourd'hui, ça y est, c'est fait, j'ai 46 ans.
Je ne sais si c'est juste, mais je suis seul.
Quelques SMS tombent.
Des mails.
Des appels.
Mais d'elle, non.
Rien.
Sans doute, a-t-elle oublié.
Ou pas.
Ca fait mal, cependant.
Mon Dieu que ça fait mal ..
Qu'ai-je fait pour mériter ce que je ne sais nommer.
Qu'ai-je fait pour souffrir son silence, cette indifférence ?

J'ai 46 ans, aujourd'hui, et je suis juste seul.
Cloîtré.
Et je me demande : 
Qu'en sera-t-il à Noël ?



podcast


NB : Et puis finalement, il arriva, par surprise, la plus belle, son appel.
Et je me maudissais d'avoir imaginé, mal pensé, qu'elle aurait pu oublier...

16:40 Écrit par Josey Wales dans Confession, Introspection | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : duras, détruire, construire, ecrire, se taire, abandon |

 
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