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16/12/2008

Crève Salope !

IL Est Beau, Il Est Fier Mon Esquif !

Il est beau, il est fier mon esquif, défiant coteaux et récifs, à son bord, j'me rebiffe, le passé j'te le raye, te le biffe, tellement j'l'ai dans le pif, allez, vas-y, récure-moi l'animé du Gif et tu s'ras un homme, mon Cif !

Il tangue, du chef il branle, mon radeau, emporté par la houle qui me traîne et m'entraîne, loin de tout, de vous, du poison et de l'amertume, des prisons et du bitume, alors quoi, une fois pour toute, foutez-y-moi la paix, déguerpissez, allez vous-en, tant ce soir, de guerre lasse, le goût de l'écume, j'enlace.

Je ne suis là pour personne, vous dis-je, je suis au large, au large de moi-même, et dans l'ivresse, je dérive Foutre-Dieu, loin des bittes à marées, des ports ébréchés, cochon qui s'en dédie, au vin rosé je m'en remets, ce beau vin qui m'émeut, et regarde-donc un peu, la vache ! comme c'est bat' de partir à vau-l'eau, même que, pour un peu, mon neveu, le marin ça le tente d'y faire le grand plongeon, l'écarlate noyé dans cette immensité où ni clou, ni esse, ne le retient, où pour un rien, tu démâtes, Ravaillac, et adieu Berthe.

Mais que fais-tu, bordel à cul ?

Ne reste pas là, nom de Dieu, rentre chez toi, de toutes les façons, là où je suis, mec à la noix, rien, il n'y a rien à gagner !
Ni à bâbord, ni à tribord de ce rafiot ! 
Ne vois-tu pas, sourd que tu es, pauvre de toi, que c'est un vaisseau sans gain ?
Ni ventricules, ni oreillettes, là où je mets le cap, c'est pas l'paradis, c'est l'aorte saison, tout pour s'en faire, du mauvais sang, c'est à croire, dis-donc, que j'les collectionne par plaquettes, les globules et les boulettes, presqu'achevé par l'HIV, putain, c'est bien ma veine !
Mais tant pis ou tant mieux, à grands noeuds, matelot, j'tiens bon la barre et bande ma voile, fends-la donc c'te vague, cette putain maritime, et dis-toi bien que, tu l'auras sa chienne de peau, que tu lui f'ras les os jusqu'au trognon !

C'est ma révolte, mon assassine, c'est mon drapeau que je dresse, décalotte et déroule !
Et pendant que par le fond, gisent des formes, j'hisse ma peine et mon pénis, mea culpa et Spíritus Sancti, ah ma foi tu me peux me croire, ici rien, te dis-je, rien ne diverge.
Et d'ailleurs, écoute !
Écoute, comme à l'unisson, ils te maudissent, le silence comme l'amer.
Et coûte que coûte, vaille que vaille, de même, il en sera, pour toujours et à jamais.

Il est beau, il est fier mon esquif, il défie coteaux et récifs, m'entraîne et me traîne loin de tout, de vous, de vos guerres crasses, de vos amours lasses, et, dans la vinasse, je dérive et démâte, loin des fats, des imbéciles [...] loin de la vie, cette comédie humaine au goût âpre, loin des gredins et des gouapes.

Il est un endroit, vois-tu, que je connais depuis des siècles, où chacune de mes vies je me rends, me rends et vomis de mon sang toutes vos haines et mon mépris, veines ouvertes, Alien apparent, me dresse en corps et toujours, et, dans le silence, à vau-l'ombre et vaudou, pour l'éternité et ton malheur, à hue et à dia, je chante :

"Crève salope !"


podcast

23:09 Écrit par Josey Wales dans Essai, HIV, Mon Amour, Shock Corridor | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : hiv, sida, schizophrénie, alcool, amour, haine, eternité |

05/10/2008

"Tu Bouges Un Cil Et T'Es Mort Connard !" [2/2]

Résumé de l'épisode précédent :

Alors que Christine Lagarde est toujours au gouvernement, que Gaetan vient de se faire éliminer de la Star Ac 8 et que, profitant en lousdé de la crise financière, les Russes tardent à quitter la Géorgie, un homme s'introduit chez moi et, sans faire ni une ni deux, ni rien du tout, réussit le colossal exploit de m'immobiliser sans Taser avant de braquer un Magnum 357 sur ma tempe.
Cet homme ne cherche rien.
Chercher, c'est pas son truc.
Lui, il trouve.
Direct !


The Intruder

- Vous ne voulez pas répondre, c'est ça ?
- Répondre à quoi ?
- A la question que j'viens de vous poser, bordel ! Vous m'dites que vous trouvez ! Mais vous trouvez quoi ?
- Plus tard. Chaque chose en son temps, Josey. Et il ne va pas tarder, faites-moi confiance. Mais auparavant, intéressons-nous plutôt à votre .. Cas !
- A mon .. Cas ?
- Oui. J'ai l'impression que vous menez une double vie !
- Une double vie ? .. Vraiment ?
- Absolument ... Dans l'une de ces vies, vous êtes Philippe Ripley Sage, clown médiatique pour une respectable entreprise radiophonique. Vous avez un numéro de Sécurité Sociale, vous payez vos impôts et ... Vous versez une larmichette quand aux aurores vous tombez sur deux SDF dormant enlacés au pied d'un simple complexe cinématographique.
Mais vous avez une autre vie .. électronique.
Vous êtes le hors-la-Vie connu sous le nom de Josey Wales, virtuellement coupable de masturbations numériques, d'éjaculations faites de points et de virgules, de branlotages blogomerdiques.
Mais une seule de ces vies a un avenir.
L'autre n'en a pas.
- Et vous avez trouvé ça ?
- Dans votre fichier Edvirsp. Le fichier qui, comme le dit le dessin, vous prend tous pour des "consrsp" !
- Vous savez quoi ?
- Non ..
- C'que vous m'dites, là .. Ça ..
- Ça ?
- M'attriste.
- Vous m'en voyez désolé ..
- Désolé ? .. C'est facile de l'être, armé d'un Magnum 357 et de fiches à la con. Oh oui ! C'est trop facile ! ... Vous débarquez là, chez moi, vous faites vot' caïd, vot' Monsieur-je-sais-tout, c'est juste si vous n'm'faites pas la morale ! .. Non mais ça veut dire quoi ça, hein ? De traiter les gens comme vous l'faites ! .. Alors, comme ça, j'aurais une double-vie, hein ? Et l'une d'elles n'aurait aucun avenir ! .. Et alors ? ... Qu'est-ce que ça peut bien vous foutre !
- En vérité, rien ! J'en ai rien à foutre !
- Mais alors qu'est-ce que vous cherchez ?
- Je crois vous l'avoir déjà dit : je ne cherche pas, je ne cherche rien, c'est une perte de temps que de chercher. Moi, je trouve ! Direct !
- Et il vous faut une arme pour ça ?
- Pas nécessairement. Mais ça aide.
- Ça aide ? .. Putain, mais si tout un chacun f'sait comme vous, le Monde serait insupportable !
- Parce qu'il ne l'est pas ?
- ....
- S'il ne l'était pas, vous ne vous réfugieriez pas derrière un personnage virtuel, celui de Josey Wales. Vous ne vous masturberiez pas aux yeux, aveugles, de l'égotique blogosphère. Ce que je veux dire, c'est que vous cherchez - et donc en cherchant vous perdez votre temps - oui, vous cherchez à échapper à la réalité, la votre. Mais pas seulement. En fait, vous cherchez encore autre chose. Mais quoi ?
- ...
- Je vois. Vous ne savez pas. Ou ne voulez pas le dire, tant ça vous semble .. inavouable ? .. Ou honteux, peut-être ..
- Et vous ? ... Vous n'avez pas honte de braquer les gens avec un gros calibre ? .. De faire preuve de violence ?
- De violence ? Mon Dieu ! Comme vous y allez ! .. Parce que vous, peut-être, vous ne l'êtes pas, violent !
- En tous les cas, je n'suis pas un tueur, moi ! .. Contrairement à vous !
- A moi ? .. Mais, qui vous dit que j'en suis un ?
- Ah non, arrêtez vot' cinéma, s'il vous plait ! .. Attendez ! Vous êtes armé jusqu'aux dents et vous ne seriez pas un tueur ?
- Je vois ! Parce que je tiens une arme et la pointe sur vous, alors je suis un tueur. Voilà donc votre raisonnement !
- Ben oui. Logique non ?
- Vu de votre fenêtre, oui ! Sauf que voyez-vous, cette arme qui ne me quitte jamais, je n'ai, jusqu'ici, pas eu l'occasion de m'en servir. Et je compte bien qu'il en soit toujours ainsi. En d'autres termes, méfiez-vous des apparences, des conclusions hâtives, telles que : elle tient un oeuf dans ses mains, donc c'est une magicienne ou il pointe une arme sur moi, donc c'est un tueur. Eh non, je n'en suis pas un. Alors que vous ..
- Comment ça moi ?
- Ah vous ! .. Vous en êtes un, et de catégorie une !
- Mais .. Mais non ! Bien sûr que non ! Vous pouvez même vérifier ! Fouillez tout c'que vous voudrez, et vous verrez bien que je n'suis pas armé ! J'ai pas d'armes, moi !
- Ah oui ? ... Et les mots ?
- Quoi, les mots ?
- Les mots que vous écrivez, vous ne croyez pas que, parfois, ils sont destinés à tuer, et j'ajouterais "volontairement" puisque vous en êtes le premier responsable ? ... Ne croyez-vous pas, que par les mots vous avez tué, même symboliquement, un espoir naissant, un amour, un ami ? .. Oh, je sais, vous allez me dire que non, vous les avez juste blessés. Mais ça change quoi ? Vous le savez bien, vous, qu'il y a des blessures qui ne se referment jamais. A tel point, qu'au bout du compte, vous finissez par en crever ! Et seul ! Oublié de tous ! Même de ceux qui vous avaient promis de ne jamais vous abandonner, vous vous rappelez ? ... Oui, il y a des mots terribles et précis, des billets entiers de mots assassins, qui démontrent que vous êtes un tueur. Et non des moindres !
- ...
- Bon .. Eh bien voilà ..
- Voilà quoi ?
- J'ai trouvé !
- Trouvé quoi ?
- Qui vous êtes. Je vous l'ai dit, je suis celui qui trouve. Une nouvelle fois, j'ai trouvé. Et donc, il est temps pour moi de prendre congé ..
- Non attendez ! Attendez ! ... Vous avez dit que vous avez trouvé, que vous savez qui je suis.
- C'est exact !
- Mais .. Qui je suis, alors ?
- Je vous l'ai dit : l'une de vos vies n'a aucun avenir. Car vous n'y êtes pas. Ne cherchez pas laquelle. Trouvez l'autre. Direct ! ... Ah, une dernière chose, la plus importante, sans doute :
Ne cherchez pas dans le virtuel ce que nous n'avez pas obtenu dans le réel ..
... Bonne chance !



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21:30 Écrit par Josey Wales dans Essai, Shock Corridor | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : schizophrénie, blogosphère, double-vie, choix, virtuel, réel, matrix |

"Tu Bouges Un Cil Et T'Es Mort Connard !" [1/2]

Un Canon [Sur Ma Tempe]

- T'as entendu ?
- Quoi ?
- Le titre du billet ?
- Oui. J'l'ai entendu. Mais ..
- Mais quoi ?
- Mais je .. J'pourrais vous .. Vous poser une question ?
- Pour quoi faire ?
- Pour savoir.
- Savoir quoi ?
- Pour savoir pourquoi moi !
- Pourquoi toi quoi ?
- Ben pourquoi vous me braquez moi !
- Et pourquoi pas toi ?
- Ben parce que j'ai .. J'ai rien fait moi !
- T'es sûr ?
- Ben j'suis sûr .. On n'est jamais sûr de rien, m'sieur .. Enfin ! .. J'veux dire .. A vous, par exemple ...
- A moi, quoi ?
- Ben j'vous ai rien fait, à vous ! ... Non ?
- Et alors ?
- Ben alors, si j'vous ai rien fait, pourquoi vous m'braquez ?
- Parce que t'étais sur mon chemin. Voilà pourquoi.
- Mais, c'est pas juste .. Enfin, non ! ... Non, c'est pas c'que j'voulais dire ..
- Et qu'est-ce que tu voulais dire, alors ?
- Que .. Que ça n'a pas de sens !
- Ça n'a pas de sens ? ... C'est-à-dire ?
- Ben c'est-à-dire que .. Que vous vous trompez ! .. Voilà ! Vous vous trompez, et notamment de personne ! Ou de cible ! .. Parce que, j'ai .. J'ai rien moi. Pas de fortune personnelle.
- Et alors ?
- Comment ça, et alors ? .. Enfin merde ! V
ous m'braquez pas comme ça, pour le plaisir ! Vous .. Vous cherchez bien quelque chose !
- Non.
- Comment ça : non ?
- Non, je ne cherche pas quelque chose.
- Mais alors pourquoi vous m'braquez ?
- J'te l'ai dit : parce que tu te trouvais sur mon chemin. Que j'avais envie de braquer quelqu'un. Vraiment. Mais sans chercher quelque chose de particulier. Ou en particulier. Et pis d'abord, je n'cherche pas, moi.
- Vous n'cherchez pas ?
- Non. Chercher, c'est une perte de temps. Quand on cherche, on y passe la vie. Et pour quel résultat ? Hein ? ... Tu peux m'le dire !
- Ben je .. Je sais pas ..
- Ah, tu vois, tu n'sais pas. Eh bien je vais t'affranchir : pour rien ! RIEN ! ... Ou sinon, pour ne jamais trouver ce que l'on cherchait. Ou alors des peccadilles. Des poussières. De la frustration par quintal. Chercher, c'est bon pour les bobos comme toi ! Ah ... Je cherche ! Regardez ! Je cherche ! .... Mais jamais, tu ne trouves. Jamais !
- Même pas vrai !
- Ah ouais ! ... Et tu peux m'dire ce que, jusqu'ici, tu as trouvé, en cherchant ?
- Eh bien, euh ..
- Oui ..
- Euh .. L'Amour !
- Tu l'as vraiment cherché ?
- Oui.
- Et l'Amour que tu as trouvé était tel que tu l'imaginais ?
- ...
- Excuse-moi, je n'ai pas entendu ta réponse !
- N ... Non. Il n'était pas tel que je l'imaginais. Mais .. Mais je n'désespère pas de ..
- Arrête ! Arrête ton cirque, putain ! J'te rappelle que tu es sous la menace d'un flingue. Et c'est pas un pétard de fillette. C'est du brutal. Du Magnum de catégorie une. Et j'hésiterai pas, tu m'entends, à te la cramer, ta cervelle de merde !
- Alors c'est ça, hein ? ... C'est ça qu'vous cherchez ? ... A m'exploser le crâne ! Comme ça ! Pour rien ! Parce que je m'trouvais sur votre chemin ! Parce que ça vous excite, hein ? ... Hein, qu'ça vous excite !

L'homme s'énerve, me libère, puis me prend à la gorge, me retourne comme une crêpe, et, me collant contre le mur me dit :

- Regarde-moi bien dans les yeux, espèce de connard ! REGARDE ! .. Je ne cherche rien ! Tu entends ! RIEN ! .. Je te l'ai dit, chercher c'est bon pour celles et ceux qu'ont du temps à perdre, ou pensent en avoir, les ignorants ; bon pour celles et ceux qui s'donnent bonne conscience, jouent un rôle, ou souhaitent en jouer un, dans la société, se fondent en elle et ne sont jamais eux-mêmes, malades qu'ils sont ! ... Des qui, sans vergogne, se servent des autres sans se l'avouer, puis après les avoir consommés, vidés comme des truites, les jettent ! LES JETTENT ! tu connais non ? Hein, qu'tu connais ce genre de personnes qui n'a rien fait à quiconque, jamais, puis s'en convainc en allant consulter un psy ou un rebouteux, tellement, au fond, elles, ces personnes, se sentent misérables, coupables, tellement elles veulent entendre que non, oh non elles ne sont pas si misérables, pas si coupables, ni de silence, ni de mépris, ni d'indifférences, ou pire, de trahisons, que c'est la faute à maman, pas la leur, que leur bonheur est mérité, même si il est chèrement payé, qu'elles ont bien fait, de tromper, tromper leur ennui, car c'était juste de l'ennui, n'est-ce pas ? C'est tellement pratique et facile, l'ennui ! Quel bel alibi ! ... Et l'autre, l'autre que l'on chérissait, à c'qui paraît, mais qu'on oublie, comme ça, l'autre qui n'était juste qu'une aimable distraction, finalement ! Une parenthèse ! On le laisse à l'agonie ! ... Mais moi, tu vois, moi je n'veux pas d'ça, de cette médiocrité et, à la fois, de cette suffisance, je dis bien suffisance, tant elle pue les certitudes et le certificat d'étude ! ... Moi, je n'suis pas de ce moule-là ! ... Moi j'ne cherche pas ! ... Moi, je trouve ! Direct ! ... Tu m'entends ? JE TROUVE !
- Vous trouvez ? Mais vous trouvez quoi ?

[A SUIVRE]


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00:08 Écrit par Josey Wales dans Essai, Shock Corridor | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mépris, indifférence, suffisance, jugement dernier, vengeance, adultère, bonheur |

 
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