Avertir le modérateur

05/02/2009

En Attendant La Police …

Ma Triste [Virtual Life Is No Life]

- Ah quand même !
- Quand même quoi ?
- Comment ça quand même quoi ? Tu te moques de moi, là ?
- Non.
- Ah oui ? .. T’as vu la date de ton dernier billet ?
- Non. Pourquoi ?
- Mais merde, il est du 26. Le 26, du mois dernier.
- Et alors ?
- Eh ben alors, ça fait 10 jours !
- Ben oui.
- C’est tout ce que tu trouves à me dire : ben oui ?
- Ben oui.
- Mais .. C’est pas possible ..
- Qu’est-ce qui n’est pas possible ?
- Mais que tu me laisses comme ça, que tu m’abandonnes .. Mais qu’est-ce que je t’ai fait ? Hein ?  … Qu’est-ce que je t’ai fait ?
- Mais rien. Tu m’as rien fait !
- Alors pourquoi ? … Pourquoi tu me laisses ? POURQUOI ?
- Attends, je rêve ! Dis-moi que c’est pas vrai ?
- Que c’est pas vrai, QUOI ?
- Mais que tu me fasses une scène ? Non mais les gens, vous le croyez ça ? … MON BLOG !! … J'le crois pas ! ... Mon blog me fait une scène !
- Pourquoi tu prends les gens à partie ? Hein ? .... Pourquoi tu les mêles à NOTRE histoire ! Tu veux quoi ? M’humilier ? Après m’avoir délaissé ? …. Foutez-moi l’camp, vous autres ! Laissez-nous seul !
- Non mais tu débloques complètement !
- NON, je ne débloque pas ! Juste, je viens de passer 10 jours à me ronger les sangs, tu entends ? … 10 jours sans aucunes nouvelles de toi ! … 10 jours sans un mot, sans un signe, sans la moindre ponctuation ! … Et voilà que tu te radines, la clope au bec comme si de rien n’était !… Mais où est-ce que tu te crois ? Hein ? Tu penses que tu peux te barrer comme ça, et me laisser seul ? ... SEUL, tu entends ? … Tu sais ce que ça veut dire d’être SEUL ! … Complètement perdu dans cette putain de blogosphère de merde ! … Mais t’étais où, bon sang ? Hein ? … Tu f’sais quoi ?
- Rien. Enfin, pas grand chose.
- Alors pourquoi tu m’as laissé ?
- Mais .. Je … Je sais pas .. Tu me .. Comment te dire ça ? .. parfois tu me .. Tu me pèses ! ..
- JE TE PESE ?
- Oui, enfin … C’est .. C’est une expression ..
- UNE EXPRESSION ! Non mais tu te rends compte de ce que tu dis ? Des mots que tu emploies ?
- Ben oui, justement.
- Comment ça, justement ?
- Comme tu viens de le dire, les mots qu’on emploie .. Enfin, tous alignés, comme ça, entrelacés, ils peuvent prendre un sens, un autre, que t’avais pas vu. Un sens terrible. Qui t’échappe. Mais que les autres voient. Même que ça fait mal. Et toi, c’est pas c’que tu voulais. Tu comprends ?
- Mais tu l’as toujours su, ça ?
- Je sais pas. Enfin, je .. Je crois que j’ai jamais vraiment mesuré la portée des mots, le sens qu’ils véhiculent. Ou plutôt, je ne voulais pas savoir.
- Pourquoi ?
- Parce que … Je n’arriverai pas, jamais, à me faire à cette idée que ce qui sort de moi, de cette tête-là, cette tête de lard, je ne puis le maîtriser entièrement. Et pis .. Si j’acceptais de le voir, de l’entendre tintinnabuler le sens que je n’ai pas voulu donner, et que .. Qu’il me parle, tu comprends ? .... QU’IL ME PARLE ! ... Alors, comment pourrais-je continuer ?
- A vivre ?
- Non. A écrire.
- Là c’est toi.
- C’est moi, quoi ?
- Qui me pèse.
- Comme ça on est deux.
- Oui. Et ça me donne une idée ..
- Ah oui ! .. Laquelle ?
- On pourrait peser ensemble ! ... Tu pèses, chéri ?
- T’es con !
- Je suis à ton image, Josey … C’est toi qui m’a fait.
- Comme un rat .. Bon .. Faut que j’y aille ..
- Non .. S’il te plait ! … Pas déjà ! .. Reste encore un peu. Me laisse pas.
- Mais je .. Je te laisse .. Je te laisse de la musique !
- Quoi comme musique ?
- Portishead.
- Portishead ? .. Tu veux que j’crève ou quoi ?
- Mais j’croyais que t’aimais ça, moi, Portishead !
- Oui, mais pas là. Pas après 10 jours de vide, de silence. Non, mets-moi ... Mets-moi un truc qui passe à la radio !
- Une merde tu veux dire ?
- Voilà oui. Une merde. Mais une belle.
- Du genre trois accords dont un mineur et une basse à la con qui fait “boum-boum-boum'” derrière.
- Voilà oui. Le truc qu’on écoute en boucle, même qu’on aurait honte si ça s’apprenait.
- Je vois. J’ai ce qu’il te faut ..
- Josey ?
- Oui ?
- Tu reviens quand ?
- C’est pas moi qui reviens.
- Comment ça c’est pas toi ?
- Non. Je t’ai dit, j’ai besoin de faire un break, de prendre du champ ..
- Mais QUI va prendre la suite ?
- La Police.
- La Police ?
- Oui. Autant dire que t’as intérêt à être …
- Sage ?
- Voilà oui. Sage ....


podcast

22:28 Écrit par Josey Wales dans Confession, Introspection, Shock Corridor | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : blog dépendance, impasse, labyrinthe, matrice, ecrire, se taire, le sens des mots |

26/01/2009

Un Blog Ne Peut Pas Mourir

Où Quand Le Ver Est Dans Le ... Free

- Que fais-tu ?
- Je cherche …
- Tu cherches quoi ?
- Un sujet.
- Pour quoi faire ?
- Pour écrire un billet.
- Un billet ? … Pour ton blog, tu veux dire ?
- Voilà oui.
- Pourquoi ?
- Comment ça, pourquoi ?
- Ben, oui. Pourquoi cherches-tu un sujet ?
- Je viens de te le dire : pour écrire un billet sur ce blog.
- Oui, j’ai bien compris. Mais si tu cherches un sujet, c’est que tu n’en as pas. Exact ?
- Exact . Mais je ne désespère pas d’en trouver un.
- Pourquoi ?
- Mais pour écrire un billet !
- Oui mais pourquoi écrire un billet si tu n’as pas de sujet, donc, à priori, rien à dire.
- […]
- Ca y est, il boude !
- Non ! Je ne boude pas !
- Si, tu boudes.
- Non. Je t’emmerde !
- Aussi. En réalité, tu m’emmerdes en boudant.
- […]
- Pardonne-moi d’insister mais pourquoi te forcer à trouver un sujet pour écrire un billet sur ce blog ? Pourquoi ne pas attendre qu’il te vienne naturellement ?
- Parce qu’un blog, c’est comme … Comment dire ? … C’est comme ..
- Un Tamagochi ?
- Voilà oui. Un Tamagochi. Faut le nourrir, quoi. L’alimenter. Sinon ..
- Sinon quoi ?
- Ben sinon, il va mourir.
- Un blog ne peut pas mourir.
- Qu’est-ce que t’en sais ?
- Rien. J’en sais rien. Je disais juste ça pour te rassurer.
- Tu crois qu’il me survivra ?
- Qui donc ?
- Mon blog.
- Ah … C’était donc ça ..
- Quoi ?
- Ton but : te survivre !
- Peut-être, oui. Tu sais, enfant, je ne pensais qu’à me réfugier quelque part. Me cacher. Je ne sais pas pourquoi. Je ne voulais plus qu’on me voie. Je voulais qu’on me foute la paix. Mais toujours, un réveil, un klaxon, un cri me ramenaient à la réalité. Quand ce qu’on nomme le virtuel est arrivé, je me suis demandé s’il était possible …
- De s’y cacher ?
- Oui.
- Comme dans le ventre d’une mère ?
- Oui.
- Pourquoi tu ne veux pas grandir ?
- Pour rester libre.
- Libre ? Alors que tu es prisonnier de ce blog !
- Mais je n’en suis pas prisonnier !
- Oh que si ! .. Et la preuve : tu n’as pas de sujet, rien à dire, et pourtant, alors que personne, tu entends ? Personne ne t’y oblige, tu en cherches un.
- […]
- Et allez .. C’est reparti ! Monsieur boude, monsieur m’emmerde, monsieur m’emmerde en boudant. Mais quel enfant !
- Mais merde !!! Il me faut un sujet ! Tu comprends ?
- Oui … Et non … C’est donc si important ?
- Oui, ça l’est.
- Et .. Si tu n’en trouves pas ?
- De sujet ?
- Oui.
- Alors je sais pas .. Je … Je me pends !
- Tu te pends ?
- Ben oui.
- Pour un type qui dans un précédent billet avouait que tenir ce genre de blog, c’était quasiment se répandre, j’avoue que ça me laisse pantois.
- Pourquoi ?
- Parce que, entre se pendre ou se répandre, avoue que bien maigre est ton choix, et comme étroite est ta prison. Cependant je peux te libérer, non de ta geôle, puisque tu y tiens tant, mais d’un poids.
- Lequel ?
- Le sujet. Celui que tu cherches. Ou plutôt, que tu évites.
- Mais, je ne l’évite pas !
- Oh que si ! Puisque le sujet, banane, c’est … TOI !
- […]


podcast



15:18 Écrit par Josey Wales dans Introspection | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : ecrire, survivre, se répandre ou se pendre, schizophrénie, prison, eternité |

06/12/2008

S'Il Te Plait, Dessine-Moi Ta Maladie !

A L'Hyène Que J'Ai En Moi !

- Ça fait mal ?
- Quoi donc ?
- Ta maladie ..
- Physiquement, tu veux dire ?
- Oui.
- Non ... 
- Ah .. C'est trop bizarre, quand même ..
- Qu'est-ce qui est trop bizarre, comme tu dis ?
- Ben une maladie qui fait pas mal !  .. J'veux dire, physiquement.
- Tu voudrais que j'ai mal, c'est ça ?
- Non, j'ai pas dit ça. Juste que d'habitude, quand on est malade, ben, on a mal quelque part, quoi !
- Mais, J'AI MAL quelque part !
- Tu viens de dire que non !
- Oui. Mais .. [Pffff] ... Mais, quand je dis que j'ai mal, c'est .. C'est pas physique ! C'est ...
- C'est quoi ?
- Ben c'est quoi .. Je .. Je sais pas .. Souvent, je ... Je suis triste, tu vois, je me sens fatigué, j'ai des angoisses, je ..
- Ben moi aussi, hein, dès fois j'suis triste, j'me sens fatigué et tout ..
- Oui, mais toi, t'es pas séropositif ?
- Non. Mais j'ai mal. Comme toi.
- Bon d'accord. Alors je vais t'expliquer les choses autrement .. Ca t'arrive, parfois, de faire des tâches d'encre sur ton pull ?
- Ouais. Même que, Maman, elle est pas super contente ! Elle dit que j'aurais dû faire attention, que c'est pas donné ce genre de pull.
- Et ensuite, elle fait quoi, ta mère ?
- Ben ensuite, elle met le pull dans la machine à laver !
- Et quand il ressort de la machine à laver, ton pull, elle est toujours là, la tâche ?
- Ben non ! La lessive, elle l'a enlevée, la tâche !
- Et ton pull, il est comme neuf !
- Ouais. Et heureusement, sinon, on aurait dû le jeter ! Et là, j'te raconte pas comment elle aurait été en colère, ma mère, au prix que ça coûte, les pulls !
- Eh ben tu vois, moi aussi, j'ai fait une tâche ..
- Sur ton pull ?
- Non. A l'intérieur.
- A l'intérieur de ton pull ?
- Si tu veux, oui ...
- Mais comment t'as fait pour faire une tâche à l'intérieur de ton pull ? Tu l'avais mis à l'envers ou quoi ?
- Non mais ... C'EST UNE IMAGE !
- Une image ? ... C'est-à-dire ?
- Ben quand je dis que j'ai fait une tâche à l'intérieur de mon pull, en fait, c'est .. C'est à l'intérieur de moi-même que je l'ai faite. Tu comprends ?
- Oui .. Enfin non ! Pas vraiment .. En fait, j'comprends pas comment on peut faire une tâche à l'intérieur de soi-même ?
- Comme toi : en ne faisant pas attention !
- Mais .. Qu'est-ce que j'veux dire .. Ah oui ! ... Si elle est à l'intérieur, c'est pas grave !
- Pourquoi c'est pas grave !
- Ben, parce qu'elle se voit pas, pardi !
- Et alors ?
- Ben alors, ta mère, elle la voit pas la tâche, et donc elle va pas t'engueuler comme à moi. C'est trop cool !
- Oui sauf que, comment tu l'enlèves ?
- La tâche ?
- Oui.
- Ben ... Avec de la lessive !
- Oui, sauf qu'elle existe pas la lessive qui enlève les tâches que t'as fait dans ton intérieur !
- Ah trop nul, comme plan !
- Comme tu dis !
- Donc, tu peux pas l'enlever ?
- Non.
- Tu pourras JAMAIS l'enlever ?
- Non.
- Et si .. Et si elle partait ?
- Comment tu veux qu'elle parte ?
- J'sais pas. Avec ... Avec le temps ! .. Avec le temps va, tout s'en va ..
- Tu connais Léo Ferré, toi ?
- Non. C'est qui ?
- C'est celui qui a chanté qu'avec le temps, va tout s'en va .. Mais il a aussi dit, dans la même chanson, qu'avec le temps, on aime plus.
- On aime PLUS ?
- Oui.
- Il s'est trompé, alors ..
- Pourquoi tu dis ça ?
- Parce qu'avec le temps, moi j'crois qu'on aime "plusssss" ..
- C'est joli ce que tu dis .. Mais ..
- Y'a pas de "mais" qui tienne ! C'est comme j'dis : avec le temps on aime "plusss", et pis c'est tout ! Et tu devrais trop penser comme moi.
- Mais .. Je pensais comme toi !
- Eh ben pourquoi tu l'penses plus ?
- A cause de la tâche que j'ai à l'intérieur de moi-même, je présume.
- Ah .. J'comprends alors pourquoi t'es trop triste et trop fatigué ..
- Je savais que tu comprendrais ..
- Oui, sauf que ..
- Sauf que, quoi ?
- C'est de ta faute ! Parce que si tu l'aimais ..
- Qui ça ?
- La tâche que t'as à l'intérieur de toi. Si tu l'aimais au lieu d'en avoir peur, alors, à nouveau, comme avant, tu penserais qu'on aime "plusss" et non "plus".
- Tu voudrais que j'aime ce que je me suis infligé ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Parce que sinon, elle va trop grandir, la tâche. Comme la haine, elle va te bouffer, te lessiver. Et alors, là, cette fois, t'auras super mal physiquement, et je serai trop triste. Celle qui t'aime aussi, elle sera triste. Et celle qui te soigne sera triste. Tout le monde, il sera triste. C'est ça que tu veux ?
- [...]
- Alors arrête de faire chier tout le monde avec ta tâche, là ! Accepte-là. Aime-là. Elle fait trop partie de toi. Et sois heureux qu'elle ne se voit pas. C'est même une chance, 'tain, qu'elle ne se voit pas, ta tâche ..
- Pourquoi ?
- Parce que ta mère la verrait.
- Et elle m'engueulerait ...
- Non. Elle en crèverait.


podcast

18:29 Écrit par Josey Wales dans HIV, Mon Amour, Introspection, Shock Corridor | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : sida, hiv, séropositivité, alien, enfance, amour, eternité |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu